Saint-Boniface

Saint-Boniface : Top 10

(continue in English) – Dernière mise à jour : 18 décembre 2020

En marchant dans les rues de Saint-Boniface, on a l’impression de se trouver au Québec, tant la langue française est présente dans tous les aspects de la vie quotidienne. Commencée avec les premiers Coureurs des bois et leurs descendants Métis, renforcée par le clergé catholique, la présence du français y a résisté depuis deux siècles à l’afflux de nouveaux colons anglo-saxons.

01. Esplanade Riel

La-passerelle qui enjambe la Rivière Rouge pour joindre le centre-ville de Winnipeg à Saint-Boniface est considérée comme une esplanade, elle assure la continuité pour les piétons et les cyclistes entre les deux aires urbaines. Au centre se trouve un restaurant suspendu au-dessus des flots de la rivière, ils peuvent se montrer tumultueux lors des crues de printemps.

02. Fort Gibraltar

Situé dans le parc au nord de Saint-Boniface près de la Rivière Rouge, le fort actuel est une reconstitution de celui construit en 1809 au confluent avec la rivière Assiniboine. La Compagnie du Nord-Ouest en était à l’origine, en rivalité avec la Compagnie de la Baie d’Hudson. Fort Gibraltar permet une présentation historique en saison et accueille le Festival du Voyageur.

03. Hôtel de Ville

L’Hôtel de Ville de Saint-Boniface a été construit en 1905 pour assurer les multiples services collectifs demandés par les habitants de la ville créée en 1883, il y a notamment une prison. Depuis la fusion avec Winnipeg en 1972, cela reste un relai de l’action municipale plus directement dirigée vers la population francophone.

04. Résidence de l’Archevêque

Dès 1818 l’Eglise catholique de Québec envoie l’abbé Provencher qui devint évêque en 1820. C’est lui qui organise la communauté sur une base francophone et catholique, mettant en place aussi bien l’éducation des enfants que les soins apportés aux malades et aux anciens. La résidence date de 1865, remplaçant celle détruite par l’incendie de la cathédrale.

05. Cathédrale

Depuis 1818 plusieurs édifices se succédèrent, endommagées par les éléments ou trop petits, ils sont finalement remplacés par une grande construction en pierres en 1862. La cathédrale ne dura que jusqu’en 1968 lorsqu’un incendie la ravage ne laissant que les murs extérieurs. Ils ont été conservés en l’état alors qu’un lieu de culte fut reconstruit à proximité.

06. Couvent des Sœurs Grises

Arrivées depuis Montréal en 1844 les Sœurs Grises s’activent avant même l’achèvement de leur couvent en 1851. Ce sera à la fois une école, un dispensaire, un orphelinat et un hospice avant la construction de bâtiments plus spécialisés. Depuis 1956, ce bel immeuble de bois est devenu le musée de Saint Boniface, retraçant les étapes du développement de la ville.

07. Université

Dès son arrivée en 1818, l’abbé Provencher commence à enseigner, avec le temps l’éducation s’est structurée et s’est laïcisée. L’édifice actuel date de 1911, il accueille aujourd’hui un millier d’étudiants pour un enseignement en français et se trouve donc au cœur de la vie culturelle francophone de l’Ouest du Canada, encourageant d’autres activités comme le théâtre.

08. Tombe de Louis Riel

Né en 1844, Louis Riel fut le personnage dominant de l’histoire du Manitoba à ses débuts. Chef d’un gouvernement provisoire en 1870, il signe l’entrée du Manitoba dans la confédération canadienne. En 1884 il prend la tête de la rébellion des Métis face à l’arrivée massive d’Anglo-Saxons. Arrêté et exécuté, il est resté un symbole pour les communautés francophones.

09. Rue Deschambault

Dans cette rue tranquille a grandi Gabrielle Roy, écrivaine francophone majeure qui se fit connaitre en 1945 avec son premier roman Bonheur d’occasion. Bien qu’installée au Québec, elle continua à s’inspirer des souvenirs de son enfance manitobaine à travers toute son œuvre. Sa maison natale est devenue un musée, aménagé comme au début du 20ème siècle. (plus)

10. Chez Nous

Située au centre du vieux quartier historique de Saint-Boniface, cette curieuse construction ronde de 1973 est une maison de retraite, comptant une centaine de logements. Elle s’inscrit dans la lignée des œuvres des Sœurs Grises. Egalement ouverte aux pensionnaires anglophones, elle illustre comment toutes les étapes de la vie peuvent continuer à se dérouler en français.

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