Les chutes du Niagara

(continue in English) – Dernière mise à jour : 8 octobre 2020

Les chutes du Niagara exercent une attraction qui tient parfois de l’irrationnel, une connotation romantique y étant généralement associée. Le spectacle naturel de ce grand fracas d’eau a depuis longtemps marqué les esprits de ceux qui les visitèrent. Lors de l’arrivée des premiers Européens, les chutes furent rapidement portées sur les cartes et citées dans les récits de voyage. Le nom dérive d’ailleurs du vocabulaire autochtone sans que la source exacte soit identifiée.

La rivière Niagara relie le lac Erié au lac Ontario, elle constitue l’un des chaînons qui permettent aux eaux des Grands-Lacs américains de rejoindre l’océan en passant par le Saint-Laurent. La rivière Niagara sert aussi de frontière entre le Canada et les Etats-Unis.

Les deux pays se partagent donc les chutes, il y a d’ailleurs deux chutes distinctes, Le Fer à Cheval du côté canadien, les chutes américaines du côté des Etats-Unis. Entre les deux se trouve l’île Goat Island.

Les chutes canadiennes sont les plus spectaculaires. En forme de fer à cheval, sur une longueur d’environ 800 mètres, les eaux plongent d’une hauteur de 52 mètres provoquant une nuée permanente de vapeur, rafraichissante l’été, glaciale l’hiver, mais toujours cachant une part du spectacle. Elles déversent près de 90% du volume total.

Les chutes américaines sont à la fois moins larges, un peu plus de 300 mètres, et surtout moins hautes, seulement 21 mètres, un amas de rochers venant interrompre la chute des eaux.

Les chutes du Niagara sont les chutes les plus puissantes d’Amérique du nord. Avant l’invention de l’électricité, cette puissance fut utilisée pour actionner des moulins à travers des canaux détournant une partie des eaux. Avec l’arrivée de l’électricité, les eaux furent utilisées pour produire cette énergie. Les visiteurs sont donc floués d’une partie du spectacle, puisque selon les moments, jusqu’à 70% de l’eau est convoyée par des tunnels vers la production électrique, surtout la nuit.

L’hiver les chutes ne s’arrêtent pas, l’humidité glacée devient bien plus désagréable pour les visiteurs. Si le temps froid persiste, des formations de glace peuvent s’accumuler, changeant l’apparence du site. Il arrive même qu’un pont de glace se forme sur la rivière, après des accidents mortels, il est désormais interdit de l’emprunter pour se rapprocher à pied de la base des chutes.

Tout au long des 19ème et 20ème siècles la fréquentation touristique augmenta à mesure que les moyens de transport se développèrent. Pendant un temps les rives donnant sur les chutes appartinrent à des propriétaires privés qui monnayaient chèrement l’accès à la vue. Progressivement les pouvoirs publics mirent fin à ces pratiques et créèrent des parcs librement accessibles.

On estime le nombre de visiteurs à plus de 20 millions chaque année, dont une grosse majorité fréquente de préférence le côté canadien.

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