Voyage aux Galápagos

(continue in English) – Dernière mise à jour : 9 octobre 2020

Galápagos signifie tortue en espagnol; les tortues géantes que l’on y rencontre, terrestres ou marines, et plus généralement la proximité avec les animaux composent les raisons principales de se rendre aux îles Galápagos.

Les îles Galápagos se trouvent dans l’Océan Pacifique, à un millier de kilomètres à l’ouest des côtes de l’Amérique du sud. Un voyage aux îles Galápagos commence donc à l’aéroport de Quito ou de Guayaquil, respectivement capitales politique et économique de l’Equateur, pays qui prit le contrôle des Galápagos en 1832, deux ans après son indépendance. Depuis Quito, la plupart des vols font escale à Guayaquil. Un vol ‘direct’ étant celui où les passagers peuvent rester dans l’avion pendant l’escale.

Le voyageur à destination des îles Galápagos bénéficie d’un régime de faveur. Non seulement il doit faire la queue pour l’enregistrement, mais il faut même la faire deux fois. Entre les deux, on est envoyé acheter une carte d’accès aux îles. En 2015, elle coûtait 20 USD, cash uniquement, quelques mois plus tôt elle était encore à 10 USD. Puis il faut faire passer ses bagages dans un scanner spécial, avant de finalement obtenir sa carte d’embarquement. Autant prévoir un peu de marge.

Note : il n’y a plus de monnaie nationale en Equateur, le dollar américain s’est installé depuis 2000. La monnaie est cependant également rendue en centavos.

L’archipel se compose d’une centaine de terres émergées, une vingtaine d’îles atteignent une taille significative. Seulement quatre sont habitées, trois disposent d’un aéroport. Si la capitale officielle se trouve sur l’île San Cristóbal, l’essentiel de l’activité se concentre sur l’île Santa Cruz et dans la ville de Puerto Ayora.

La plupart des vols touristiques atterrissent sur l’île Baltra. A l’arrivée, une nouvelle queue se forme à l’entrée de l’aérogare, il s’agit maintenant de payer la taxe d’entrée dans le parc national, encore une taxe, 100 dollars, cash uniquement bien sûr. En échange, le passeport reçoit un tampon dessinant une tortue.

L’île Baltra a servi de base aérienne aux Etats-Unis lors de la Seconde Guerre mondiale. Elle participait notamment à la défense avancée du Canal de Panama. On aperçoit encore quelques restes de structures appartenant à cette époque. Il n’y a pas d’habitations sur cette île, en dehors de l’aéroport, il n’y a que deux môles, l’un destiné aux yachts de croisière qui embarquent et débarquent directement leurs passagers ici, l’autre permet de joindre l’île Santa Cruz avec un court ferry.

De l’aérogare, une navette transporte les passagers jusqu’au môle correspondant à environ 3 kilomètres. Cette navette est maintenant payante pour les voyageurs individuels, 5 USD, alors que ceux voyageant avec un tour organisé voient ce coût payé pour eux. Pour traverser les deux cents mètres du Canal d’Itabaca, plusieurs petits ferries font régulièrement l’aller-retour, partant dès qu’ils sont pleins, 1 USD par personne.

Une fois arrivé sur l’île Santa Cruz, il reste à la traverser complètement, sur une distance de 40 kilomètres. Il existe des navettes, mais leur fonctionnement reste très théorique, elles semblent toujours attendre l’atterrissage du prochain vol pour démarrer. Cela n’est pas innocent, car profitant de l’aubaine, les chauffeurs de taxi débauchent les passagers pour une vingtaine de dollars la course, le prix pouvant être partagé jusqu’à quatre personnes.

Hôtel ou croisière?

Traditionnellement un séjour aux Galápagos se concevait comme une croisière, pouvant durer une quinzaine de jours pour avoir le temps de faire le tour de toutes les îles. Pour ces croisières, il ne faut pas imaginer des paquebots de plusieurs centaines de passagers, les conditions restrictives de visite ne le permettent pas. Il s’agit de grands yachts avec au plus quelques dizaines de passagers. Outre le coût, le format contraignant de la formule en termes de durée, de promiscuité et d’organisation, correspond de moins en moins aux standards modernes d’individualisme qui alimente la croissance du tourisme international.

L’offre se diversifie avec des croisières de quelques jours se concentrant sur une partie des îles seulement. Cela peut se combiner avec un séjour à terre. Il devient également de plus en plus fréquent de se contenter des hôtels dans les trois principales îles habitées et d’organiser des sorties à la journée dans les îles voisines. Les liaisons entre les îles habitées se faisant deux fois par jour par vedettes rapides, mettant entre 2 et 3 heures, compter 35 USD par traversée.

A titre d’exemple, les excursions à la journée depuis Puerto Ayora permettent de visiter les îles Santa Fé, Floreana, Plaza Sur, Seymour Norte ou Bartolomé. Cela ne peut se faire que dans le cadre de visites organisées avec un guide officiel, un permis délivré par le Parc national étant nécessaire pour chaque accès terrestre. Généralement un arrêt snorkeling est ménagé lors de la journée. Il faut payer entre 100 et 150 USD en fonction de l’éloignement de la destination.

Compte tenu de la diversité des hébergements, il est souvent plus avantageux de privilégier un séjour basé à terre. Cela permet aussi de profiter de la vie locale, comme des magasins et des restaurants. Il ne faut pas croire que l’on s’éloigne pour autant de la nature, car celle-ci se fait étonnamment présente même dans les villes.

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4 commentaires

    • Les îles Galápagos sont un endroit à part, j’ai surtout retenu la proximité entre les animaux et les humains, une coexistence pacifique étonnante. Merci pour le commentaire et je te souhaite de pouvoir un jour aller visiter les Galápagos.

      Aimé par 1 personne

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