Autour des chutes du Niagara

(continue in English) – Dernière mise à jour : 10 octobre 2020

Il faut dire la vérité, on ne passe pas une journée à regarder une chute d’eau, la suite du spectacle est assez prévisible. Après s’être laissé saisir par la magnitude du site on s’en lasse vite. Le photographe cherchera des angles différents, attendra que le nuage s’écarte ou que le soleil tourne, mais le passage tumultueux de l’eau restera le même, sans surprise.

C’est là que l’industrie touristique intervient pour rattraper le touriste blasé par les bretelles afin de le faire rester un peu plus longtemps et accessoirement le faire dépenser un peu plus.

Il y a tout d’abord des activités directement liées aux chutes, le tour en bateau ou la plateforme d’observation, on croise ensuite les curieux pratiquants de ce rite de l’eau avec leurs toges en plastique de couleur. On peut tenter de prendre de la hauteur, avec la tour panoramique, la zipline ou le survol par hélicoptère, mais c’est toujours la même chute d’eau.

Alors Niagara s’est auto-qualifié de capitale mondiale de la Lune de Miel, si bien que l’on trouve un étrange mélange de palaces et de motels bon marché, de casino et de galeries marchandes, sans compter une fête foraine permanente.

Clifton Hill est la rue la plus peuplée de fast-foods et d’attractions inutiles signalées par des panneaux accrocheurs.

La ville possède son lot de prétendus musées.

Et pour attirer même en hiver dans le froid et le noir, chaque année Noël est mis à profit pour présenter une série d’illuminations, prendre en otage nos cœurs d’enfants avec la complicité de Disney’s.

Si le paysage sauvage d’origine a disparu, il existe une Commission des jardins du Niagara pour entretenir le cadre naturel. Cet organisme contrôle la zone le long de la rivière et s’assure que les parcs restent en bon état. Combinant le goût anglo-saxon des beaux jardins et du microclimat humide provoqué par la buée permanente.

Je ne peux m’empêcher de comparer Niagara avec d’autres expériences de chutes d’eau, je pense plus particulièrement à l’Islande et à Iguazú en Amérique du sud.

Les chutes d’eau islandaises se trouvent au milieu de nulle part, il faut parcourir des routes de terre désertes pendant des heures pour s’en approcher et se retrouver seul devant ce déchainement de la nature que l’on entend gronder de loin. Là, pas de barrières, au plus quelques pancartes pour rappeler le bon sens.

Iguazú au contraire est fréquenté chaque jour par des hordes de visiteurs, strictement convoyés et canalisés sur des parcours spectaculaires pour s’approcher des meilleurs endroits en toute sécurité. Mais que ce soit du côté brésilien ou argentin, les chutes sont entourées de parcs naturels. Seul un hôtel de luxe de chaque côté et une aire de restauration, très appréciée des coatis, dérogent à l’absence de constructions.

Je ne veux pas briser votre rêve enchanté de visiter les Chutes du Niagara, mais il faut savoir à quoi s’attendre pour ne pas risquer d’être déçu.

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2 commentaires

    • Thank you for your well-balanced comment. Niagara Falls is still impressive to see, but there are other interesting places to visit in the area such as Fort Erie or Niagara-on-the-Lake instead of expecting too much from the falls.

      Aimé par 1 personne

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