Anne… la maison aux pignons verts

(continue in English) – Dernière mise à jour : 23 octobre 2020

La personne la plus connue de l’Ile du Prince Edouard est née en 1908 mais n’a jamais existé. Il s’agit d’un personnage de fiction dont les aventures se sont vendues à plus de 50 millions d’exemplaires à travers le monde, avec des traductions dans de nombreuses langues. Anne, l’héroïne inventée par Lucy Maud Montgomery, est une orpheline dotée d’une grande imagination, elle se créait un autre monde pour elle-même à partir des éléments du paysage de l’île.

Les histoires d’orphelin sont susceptibles d’émouvoir un jeune public. Plus récemment Harry Potter a aussi joué de ce mécanisme psychologique, la terreur des enfants de perdre leurs parents. La vie de l’auteur ne fut pas très éloignée de celle d’Anne, après la mort de sa mère alors qu’elle n’avait que deux ans, son père partit pour le centre du Canada et la laissa avec ses grands-parents maternels à l’Ile du Prince Edouard.

La ferme verte et blanche qui inspira Lucy Maud Montgomery appartenait à des cousins, elle y venait souvent en visite. Aujourd’hui la ferme a perdu ses occupants réels, remplacés par les personnages de la suite romanesque.

La chambre d’Anne sous les combles a été reconstituée selon les descriptions des romans. Il y a notamment la fenêtre par où ses pensées vagabondèrent portées par son désir d’inventer sa vie. Pour les lecteurs, voir en réalité ce qui n’était que fiction jusque-là, les fait basculer dans un monde incertain entre imagination et tangibilité, il peut y avoir de la déception ou des révélations.

Le reste de la maison a été aménagé en mélangeant les détails issus des livres et de ce que pouvait être les intérieurs domestiques dans le dernier quart du 19ème siècle. Bien que publié en 1908, l’action décrit la situation de l’Ile du Prince Edouard après 1875, alors qu’elle venait de rejoindre le Canada en 1873.

La vie de la ferme a rythmé l’existence de la jeune héroïne, jusqu’à son départ pour Charlottetown pour poursuivre ses études. Devenue institutrice, elle reviendra suivre les affaires de la ferme. Les bâtiments sont présentés pour refléter les fermes de la fin du 19ème siècle.

Anne aux Pignons Verts rencontra rapidement un grand succès, non seulement au Canada, mais aussi dans de nombreux pays grâce à des traductions dans plusieurs langues, le livre fut ainsi traduit en suédois dès 1909. Depuis les lecteurs viennent visiter Cavendish, la petite ville représentée sous le nom d’Avonlea dans les romans. Chaque année ils sont autour de 125.000 visiteurs à faire le déplacement dont de nombreux Japonais.

En effet, au Japon le livre a été introduit dans le cursus scolaire dans les années 1950, afin de mieux faire connaitre les pays occidentaux aux jeunes Japonais. Depuis, les lecteurs japonais se sont attachés à la jeune Anne, leur donnant cependant une image un peu idéalisée du Canada. Lorsqu’ils viennent visiter le pays, un passage par l’Ile du Prince Edouard est motivé par la maison aux pignons verts.

Les descendants des grands parents de Lucy Maud Montgomery habitent toujours Cavendish, bien que la maison où a grandi l’écrivaine ait disparu, il n’en reste que les fondations. Ils laissent généreusement les visiteurs y accéder librement, entretenant même élégamment les alentours.

Il existe toujours une maison similaire à celle où vécu Lucy Maud Montgomery. Comme cela était fréquent à l’époque, la maison de ses grands-parents servait aussi de poste locale, l’endroit idéal pour entendre les histoires des gens. Tous ses premiers romans ont été écrits à Cavendish avant qu’elle ne parte s’installer en Ontario après son mariage.

Le succès littéraire d’Anne aux pignons verts s’est prolongé au cinéma et à la télévision où de nombreuses versions, s’inspirant parfois assez librement de l’œuvre écrite, ont popularisé les paysages champêtres de l’Ile du Prince Edouard.

Pour être informé des prochains articles, inscrivez-vous ici (c’est gratuit).

Autre article sur l’Ile du Prince Edouard :

Pour être informé des prochains articles, inscrivez-vous ici (c’est gratuit).

5 commentaires

  1. J’ai entendu parler d’Anne aux pignons verts quand j’étais petite, mais j’ai eu aucune idée que les séries sont canadiennes (je me suis dite qu’elles sont américaines, mais bon…). La domaine a l’air tranquille et sympa, et il vaudrait la peine pour faire une visit à l’île du Prince Edouard pour la voir un jour. 🙂

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s