Parc national Manuel Antonio

(continue in English) – Publié : 14 novembre 2020

Les plages du parc national Manuel Antonio sont souvent classées comme les plus belles plages du Costa Rica, qui ne manque pourtant pas de plages de charme sur ses deux façades océaniques. Probablement qu’une partie de leur réputation provient de leur appartenance au Parc national, ce qui élimine tous les marchands ambulants qui rendent pénible les séjours sur les plages ordinaires. Leur ruban de sable fin, s’appuyant sur un fond de verdure luxuriante, constitue à juste titre une image que l’on se plait à conserver pour illustrer un séjour réussi au Costa Rica.

Après avoir acquitté le droit d’entrée au kiosque du parc, le sentier franchit tout d’abord un étroit ruisseau marquant la limite du parc sur ce côté. De là part un court sentier ombragé menant aux plages, destination principale des visiteurs. En scrutant les arbres il est possible d’apercevoir des oiseaux typiques comme les toucans, des taches sombres dans les branchages pouvant être des paresseux. Ils se tiennent cependant à l’écart des visiteurs et les chances d’en faire de bonnes photos sont assez minces. Il ne faut se laisser illusionner par les brochures publicitaires.

Le parc naturel existe depuis 1972 pour protéger cette part de forêt tropicale primaire, menacée par le développement de l’agriculture et des projets immobiliers. D’une superficie modeste, moins de 1.000 hectares, 2.500 acres, la protection du parc s’étend également au domaine marin voisin pour une superficie de 55.000 hectares, 136.000 acres. La faune et la flore sont maintenant préservées, laissant aux visiteurs de belles plages naturelles.

Les deux plages les plus facilement accessibles, Playa Espedilla Sur et Playa Manuel Antonio se rejoignent pour former une langue de terre jusqu’à une ancienne île, Punta Catedral. Un escalier rudimentaire mène au sentier en hauteur permettant quelques aperçus sur les plages voisines à travers la végétation.

Avec ses belles plages, le parc national Manuel Antonio est le parc le plus fréquenté du pays, ce qui signifie qu’en haute saison il sera difficile de trouver un endroit tranquille.

Un autre aspect moins agréable, avec ou sans affluence, ce sont les coatis, ces ratons laveurs sud-américains. Ceux-ci sont particulièrement intrusifs, dénués de toute timidité, ils viennent fouiller sacs et vêtements à la recherche de nourriture, même en présence des propriétaires légitimes. Crier ou claquer des mains ne leur fait que tourner la tête un instant avant de s’y remettre. Il faut recourir au contact physique pour s’en débarrasser. A se demander si les vendeurs ambulants finalement …

Si malgré tout l’envie de se baigner l’emporte, la précaution de suspendre ses affaires aux branches des arbres peut être une solution. Mais les coatis sont aussi de bons grimpeurs, alors il vaut mieux garder un œil sur ses affaires. Il est semble-t-il interdit d’apporter de la nourriture dans le parc, mieux vaut s’y conformer.

Les iguanes fréquentent aussi les plages, ils se montrent cependant plus respectueux et discrets que les coatis envahissants.

Les singes capucins sont les grandes vedettes du parc, ils attirent bien des appareils photos. Timides mais curieux, ils s’approchent et observent sans venir trop près. Intéressés par la nourriture, ils s’en saisissent dextrement et remontent dans les arbres pour la manger. Ils présentent un visage étrangement humain aux grands yeux songeurs.

Le parc ne dispose pas de parking officiel. A l’approche du parc, les jardins et les champs font office de parkings sauvages, en compétition les uns avec les autres. Sur la route, d’agressifs rabatteurs tentent d’y diriger autoritairement les voitures, munis de sifflets et de casquettes, portant des vêtements pouvant sciemment être confondus avec des uniformes officiels.

Il faut ensuite affronter les offres des faux guides, munis de lunettes d’observation montées sur un trépied. Il est vrai que sans leur aide il sera difficile de voir les oiseaux et les paresseux dans les arbres. A chacun de décider de ses priorités.

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6 commentaires

    • I am glad to bring you this warm moment in the middle of winter. It is true that the Manuel Antonio Park and its beaches, far from the bustling traffic, far from the beach vendors, offer a moment of tranquillity in the middle of a beautiful, unspoilt nature.

      Aimé par 1 personne

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