Que trouver sur l’île Santa Fé

(continue in English) – Publié 17 avril 2021

L’île Santa Fé se situe à une encablure du port de Puerto Ayora, la ville la plus importante des Îles Galápagos. Avec seulement une distance de 15 kilomètres, 10 miles, il est donc facile d’organiser une excursion à la journée sans avoir besoin de recourir à une croisière. Il suffit de réserver dans une agence disposant d’un permis de visite le jour voulu, l’embarquement se fera dans le petit port.

Il s’agit d’une île volcanique, l’une des plus anciennes de l’archipel, remontant à 4 millions d’années. De dimension modeste, 24 kilomètres carrés, 15 miles carrés, la surface est relativement plate. L’île est inhabitée avec un climat relativement sec, ne disposant pas de réserve d’eau douce.

A l’arrivée, les bateaux se dirigent vers la petite crique Barrington où une belle plage de sable permet d’effectuer un « débarquement humide », c’est-à-dire que le dinghy laisse ses passagers à quelques mètres du sable sec.

On aperçoit de loin plusieurs groupes d’otaries, paresseusement allongées sur le sable et les rochers voisins. Intuitivement on s’attend à les voir déguerpir et se précipiter dans l’eau à notre arrivée. Non seulement aucune ne semble s’inquiéter de la présence des visiteurs, mais en plus celles qui se baignaient reviennent sur le rivage, curieuses de ce qui s’y passe.

C’est le miracle des Galápagos, les animaux ont développé une grande confiance envers les humains et ne les considèrent pas en prédateurs, mais plutôt comme des distractions un peu étranges. Il faut alors toute la vigilance des guides pour garder les distances et ne pas se laisser tenter par une caresse.

L’Otarie de Galápagos est une espèce endémique vivant en groupe sur les plages et les rochers. Animal nocturne, les journées sont occupées par de longues siestes, entrecoupées de baignades récréatives.

Sans prédateurs sur terre, les otaries se laissent approcher avec une étonnante facilité. Elles se déplacent maladroitement sur le sol en devant effectuer une rotation de leurs nageoires arrières, cependant elles peuvent atteindre une vitesse surprenante.

Leur agilité à escalader les rochers est également remarquable. Le plus souvent le mâle dominant occupe une position en hauteur, surveillant nonchalamment son harem et les jeunes. C’est le seul qu’il est recommandé de ne pas approcher.

Après ce moment enchanteur, le guide a bien du mal à reformer son groupe pour aborder la visite de l’intérieur. Les explications sur le cactus Opuntia sont écoutées d’une oreille distraite.

La végétation est clairsemée, dominée par les cactus Opuntia pouvant ici atteindre 10 mètres, 33 pieds, de hauteur. Il s’agit d’une sous-espèce endémique à l’île Santa Fé, quatre autres île des Galápagos ont aussi développé leurs sous-espèces.

Les iguanes terrestres bien que peu gracieux sont un peu plus amusants que les cactus et suivant la même logique, ils forment une sous-espèce endémique. Les iguanes terrestres d’Isla Santa Fe possèdent une peau plus claire et une épine dorsale plus prononcée qu’ailleurs. Ils peuvent mesurer plus d’un mètre.

Leur alimentation est à base de cactus, leurs fleurs, leurs fruits et chaque partie qui tombe. En effet ils ne peuvent monter sur les cactus, ils passent donc leur vie à guetter que quelque chose tombe pour s’en emparer.

Les oiseaux vivent à leur tour en symbiose avec les iguanes, se nourrissant des parasites qu’ils portent. Ainsi, un moqueur des Galápagos, toujours aussi curieux, surveille son territoire.

On trouve des lézards de lave un peu partout, bien plus agiles que les iguanes avec qui ils ont une vague parenté d’allure, mais ils ne mesurent que 25 centimètre, 10 pouces.

La charmante crique Barrington sert souvent de cadre à l’étape snorkeling qui accompagne la plupart des sorties en mer. Cela permet de meubler une journée alors que le temps de visite sur les îles est délibérément limité.

L’île Santa Fé appartient au parc national des Galápagos, les accès sont donc strictement régentés et sous la supervision d’un guide officiel. Le sentier de visite ne mesure que quelques centaines de mètres et laisse la très grande majorité de l’île intouchée.

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4 commentaires

  1. Beaucoup de biodiversité sur les îles Galapagos! Les otaries sont trop mignonnes et amusantes, et la beauté des cactus est impressionante aussi. C’est un rêve pour aller aux îles Galapagos, mais il faut attendre jusqu’au monde est prêt, après la pandémie…un jour!

    Aimé par 1 personne

    • C’est vrai que l’on y trouve des espèces différentes mais surtout la facilité d’approcher les animaux sauvages est unique, ce serait pour moi la principale raison d’aller aux Galapagos pour avoir la possibilité d’expérimenter cette situation.

      Aimé par 1 personne

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