Introduction à l’Ile du Prince Edouard

(continue in English) – Dernière mise à jour : 3 janvier 2022

La plus petite province du Canada ne mesure que 225 kilomètres, 140 miles, dans sa plus grande longueur, ce qui est minuscule à l’échelle du pays. La modeste population de 160.000 habitants est cependant la plus dense des provinces canadiennes.

C’est à Charlottetown que se tint en 1864 la conférence entre plusieurs colonies britanniques qui devait conduire à la formation de la Confédération canadienne en 1867. Paradoxalement l’Ile du Prince Edouard décida de ne pas s’y associer et ne rejoignit la Confédération qu’en 1873.

Il fallut cependant attendre 1997 pour que le lien promis avec le Continent prenne la forme d’un pont, 13 kilomètres, 8 miles, au-dessus d’un bras de mer qui gèle en hiver. Cela favorise notamment l’exportation des productions agricoles et le tourisme.

Pont de la Confédération

Charlottetown

Donnant sur une belle baie naturelle, on a parfois l’impression que la vie s’est arrêtée il y a 150 ans, phénomène accentué par l’effet insulaire. C’est tout particulièrement vrai pendant l’été dans Victoria Row où la circulation est interrompue, on croise alors des acteurs en costume pour entretenir l’ambiance du 19ème siècle. Fanningbank, la résidence du lieutenant-gouverneur accueille encore les membres de la famille royale en déplacement (plus).

Port-La-Joye

C’est là que s’établirent en 1720 les premiers colons venus de France, l’île fut alors appelée Isle Saint-Jean. Un fort avec des tranchées et des piquets fut rapidement construit, on en devine encore la structure dans le sol. Port-la-Joye resta la capitale jusqu’à son transfert à Charlottetown en 1768 de l’autre côté de la baie, une fois que les Anglais prirent le contrôle de l’île. Par la suite le fort de Port-la-Joye fut démantelé et abandonné.

Les Acadiens

Comme dans les autres provinces maritimes, les Acadiens connurent la déportation. Après le Grand Dérangement de 1755 en Nouvelle-Ecosse, c’est au tour des 4.000 Acadiens de l’Isle Saint-Jean d’être déportés en 1758, la moitié périrent dans ce voyage forcé. Aujourd’hui les Acadiens sont toujours présents dans plusieurs communautés, notamment dans les régions de Miscouche et Tignish. Leurs particularismes et leur histoire tragique alimentent l’activité touristique.

Cimetière acadien de Mont-Carmel

Victoria-by-the-Sea

Le village est un ancien port fondé en 1819. Il s’agissait alors d’un port prospère, commerçant avec l’Europe, les Antilles et les autres ports de la côte Est. Mais la route Transcanadienne ignora le port, il ne resta bientôt que les cabines de pêche. Pas grand-chose n’a changé depuis et des milliers de visiteurs viennent pour retrouver son authentique allure victorienne. L’ancienne épicerie transformée en chocolatier artisanal mérite aussi un arrêt.

Rivages

L’Ile du Prince Edouard possède 2.000 kilomètres, 1240 miles, de côtes très découpées, comptant de nombreux estuaires et des baies. Bien que l’eau soit généralement assez chaude pour se baigner en été, l’activité sur les plages restent modérée, mais le tourisme joue un rôle toujours plus important avec plus de 700.000 visiteurs en année normale. Cependant, en raison d’une forte érosion du rivage, une partie des falaises est instable.

Phares

Avec tant de côtes, il y a forcément de nombreux phares, offrant une belle diversité de formes et même de couleurs. Un certain nombre ne sont plus en service, ceux qui le restent ont été automatisés à partir des années 1960. Le dernier gardien de phare, celui de Souris, officia jusqu’en 1991. Plusieurs phares ont été restaurés afin d’accueillir le public, ils montrent les conditions de vie d’une profession disparue mais qui suscite encore beaucoup de rêves.

Pêche

La pêche est une activité ancrée dans le passé, propre au mode de vie insulaire. L’industrie de la pêche à l’Ile du Prince Edouard a évolué, les pêcheurs cherchant surtout les coquillages et les crustacés comme les huitres, les moules, les crabes et les réputés homards. La règlementation limite les quantités prises et aussi la durée de la saison, en faisant une activité d’appoint, pratiquée dans une cadre de pêche artisanale et familiale.

Paysages

Avec une urbanisation limitée, l’ile a conservé une atmosphère tranquille et des paysages ruraux. On remarque vite la couleur rouge-orangée du sol, cela vient de la forte présence d’oxyde de fer. Peu de relief, les ondulations du paysage se fondent joliment avec le bleu de la mer. Malgré la présence de nombreuses éoliennes, plus de 60% de l’électricité nécessaire est importée.

Agriculture

L’agriculture continue à être l’activité dominante sur l’Ile du Prince Edouard. La population agricole est supérieure à la moyenne nationale, le recensement de 2006 comptait encore 1.700 fermes, allant de quelques hectares à 1.200 hectares. La pomme de terre est la première production avec plus de 50 variétés. L’essentiel de la récolte est transformé en produit congelé et en chips. On compte aussi vingt mille pommiers dans les vergers et quelques vignes.

Anne… la maison aux pignons verts

Les aventures d’Anne aux pignons verts se sont vendues à plus de 50 millions d’exemplaires depuis 1908 à travers le monde, suivies de films et de séries à la télévision. La maison reconstituée d’après le roman est visitée par de nombreux lecteurs, notamment venant du Japon où le roman a intégré le cursus scolaire dans les années 1950. Cavendish reçoit ainsi 125.000 visiteurs chaque année, l’un des moteurs de l’activité touristique sur l’île (plus).

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10 commentaires

  1. Il y a beaucoup d’endroits qu’on puisse visiter à l’île du Prince Edouard; je n’ai eu aucune idée qu’il y a des nombreux endroits pour explorer! Le paysage a l’air sauvage et pur, ses couleurs vivantes: verte, bleue, jaune, etc. Merci bien pour le partage, car je découvre une autre province canadienne qu’il vaut la peine pour visiter un jour!

    Aimé par 1 personne

  2. Jamais entendu d’Anne et de ses fameux pignons verts 😀 Un manquement dans ma culture visiblement. A remédier ! 😉

    Par contre, merci beaucoup pour le partage, beaucoup de photos sont superbes avec une lumière de ouf ! Et non, ce n’est pas que de la chance ! (j’anticipe, t’as vu ! 😛 ). Bravo !

    Aimé par 1 personne

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