Introduction au Nouveau-Brunswick

(continue in English) – Dernière mise à jour : 9 janvier 2022

La seule province du Canada officiellement bilingue anglais-français. Dans la pratique, les 30% de francophones sont effectivement bilingues, les 70% d’anglophones, hum, un peu moins. A l’arrivée des premiers Français à partir de 1604, les contacts avec la première nation Micmac furent dans l’ensemble harmonieux, ils favorisèrent les échanges de savoirs puis la formation de familles mixtes. L’arrivée massive de Loyalistes à la fin du 18ème siècle changea les équilibres.

En 1867, lors de la formation de la confédération canadienne, le Nouveau-Brunswick fut l’une des quatre provinces fondatrices.

Pendant longtemps la pêche, la foresterie et l’agriculture occupèrent la grande partie de la population. De petites industries en transformaient les productions, ce n’est que tardivement qu’une industrie plus lourde s’installa autour de Saint-Jean, principalement le groupe Irving, omniprésent dans la province. Le tourisme prend une part toujours plus grande.

Le Pays de la Sagouine

Fredericton

La capitale provinciale est installée à Fredericton, au centre de la province. La ville reste de dimension modeste surtout occupée à ses tâches administratives. Elle date de 1783, lorsque des Loyalistes ayant fui les Etats-Unis vinrent occuper le site d’un village Acadien. Il y eut une garnison militaire, dont les parades sont encore rejouées aujourd’hui. Les administrations officielles, Maison du Gouvernement et Parlement donnent un peu d’allure au centre-ville, on y trouve aussi des institutions culturelles (plus).

Saint-Jean

Autant Moncton, la ville la plus peuplée de la province, joue le rôle de centre commercial et de distribution, autant Saint-Jean dispose d’une petite industrie lourde, s’appuyant aussi sur son port servant à exporter les productions canadiennes apportées par le chemin de fer. C’est à Market Slip que débarquèrent des milliers de Loyalistes en 1783 à la suite de la Révolution Américaine, transformant d’un coup le village en ville commerçante et bientôt industrielle.

Fort Beauséjour

Le Fort Beauséjour fut construit par les Français en 1751 sur l’isthme entre le Nouveau Brunswick et la Nouvelle Ecosse, l’un de ces verrous destinés à protéger ce qui restait des intérêts français dans la région. Le fort réoccupé lors de la guerre de 1812 avec les Etats-Unis et abandonné de nouveau en 1835. En 1920, le domaine fut déclaré site historique du Canada, il est entretenu par Parcs Canada dont le pavillon d’accueil résume les points forts de l’histoire locale.

Fort Beauséjour

Caraquet

Situé au nord du Nouveau Brunswick, Caraquet fut créé en 1758 par des Acadiens ayant échappé au Grand Dérangement mené par les Britanniques en 1755. Tout au long de l’histoire, les habitants de Caraquet ont dû se battre pour défendre leurs droits à l’enseignement en français et aux écoles catholiques, le bilinguisme officiel ne fut reconnu qu’en 1969. Encore très marqué par la pêche, l’économie compte beaucoup sur le tourisme.

Côte Est

Au-delà de Caraquet, toute la Côte Est connait une forte présence francophone, parfois affichée avec un peu d’ostentation. Le littoral compte de nombreux étangs salés, des lagunes et des dunes. Beaucoup d’habitants vivent encore de la pêche, principalement homards et crabes. Là encore le tourisme apporte de nouvelles ressources, notamment en capitalisant sur le particularisme acadien qui se traduit aujourd’hui dans des activités culturelles comme Le Pays de la Sagouine.

Le Pays de la Sagouine

L’Île-aux-Puces recrée le monde imaginé par Antonine Maillet pour son personnage de La Sagouine. C’est une pauvre acadienne sans éducation mais pleine de sagesse qui lutte pour élever sa famille en des temps difficiles. Antonine Maillet a écrit La Sagouine en 1971, introduisant ses lecteurs à la riche culture acadienne de la région. A l’origine entièrement consacré aux monologues de La Sagouine, le village a depuis grandi pour accueillir plusieurs acteurs professionnels se livrant en permanence au théâtre d’extérieur et à la musique acadienne.

Village Acadien

Comme dans toutes les provinces du Canada, il existe des villages regroupant les vieilles maisons avec des guides en costume recréant les gestes d’autrefois. Le Village Historique Acadien existe depuis 1977. Il est maintenant composé de 40 vieilles maisons acadiennes du 18ème au 20ème siècle, recréant la période de réinstallation des Acadiens après le Grand Dérangement de 1755. Il poursuit son parcours jusqu’au début du 20ème siècle, montrant les conditions de vie des générations passées (plus).

Kings Landing

Sur le modèle du Village Acadien, il existe un village de Loyalistes. De nombreuses vieilles maisons installées le long de la rivière Saint-Jean furent menacées dans les années 1960 par la construction d’un barrage. Cela créa l’occasion de les rassembler pour recréer le village de Kings Landing. L’auberge King’s Head, datant de 1855 est toujours le pub du village. Autour revivent les maisons construites par les Loyalistes fuyant l’indépendance américaine.

Parc national Fundy

Au sud de la province, le parc national de Fundy couvre une grande forêt à la végétation variée, ponctuée de lacs et de cours d’eau agréables en été. Le tourisme vert y est habilement gérer. Le parc mène au rivage de la baie de Fundy réputée pour l’ampleur de ses marées. L’amplitude peut atteindre 15 mètres, 50 pieds, et assécher une vaste surface prenant alors des allures étranges. Il ne fut cependant pas rater les horaires de la marée.

Cap Enrage

Les marins acadiens l’appelaient le Cap Enragé, son nom a été anglicisé en Cape Enrage. le fond sableux de l’océan s’y découvre sur près de 200 mètres, 200 yards, à marée basse, mais à mi-marais, les eaux produisent des courants violents, enragés, en raison de la présence de roches. Le phare actuel a plus de 150 ans. Depuis peu c’est devenu une attraction touristique, après avoir été restauré par un groupe d’étudiants qui y tiennent un camp d’été.

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10 commentaires

  1. Je n’ai aucune idée le Nouveau-Brunswick est complètement bilingue– je me suis dite que les villes de Québec et Montréal seront plus « françaises, » mais il est vrai qu’elles sont dans une province pas totalement bilingue…bref, les photos du Nouveau-Brunswick sont magnifiques, et il faut que je visite cette province un jour!

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  2. Great post and so many amazing photos! I’ve always wanted to visit New Brunswick to see the highest tides in the world rolling in at the Bay of Fundy and explore those unique rock formations carved by tidal erosion over thousands of years. Although the Government of Canada just announced an easing of border measures for fully vaccinated travellers, I am not in a hurry to travel anywhere yet as we would still require a pre-entry COVID-19 molecular test result. Maybe next year. Thanks for sharing and have a nice day 🙂 Aiva

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    • With these still restrictive measures, Canadians are travelling more in Canada, which more than compensates for the lack of visitors from abroad. The rural regions in particular benefit from the curiosity of the urban population.

      Aimé par 1 personne

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