San Antonio de Areco

(continue in English) – Dernière mise à jour : 12 juin 2022

San Antonio de Areco se trouve à 110 kilomètres, 70 miles, au nord-ouest de Buenos Aires. Cette petite ville ancienne et prospère de 23.000 habitants est réputée pour avoir conservé les traditions rurales ancestrales et notamment celles des Gauchos, ces cowboys des plaines de la Pampa. Chaque année en novembre s’y tient la Fête de la Tradition. Le reste du temps, la vie s’y écoule paisiblement.

Ricardo Güiraldes (1886-1927) a également contribué à associer San Antonio de Areco avec les légendes tenant aux gauchos. Dans son roman Don Segundo Sombra paru en 1926, il s’inspirait de la vie de Segundo Ramírez, un gaucho de San Antonio que l’auteur mettait au centre de l’histoire, y mêlant ce qu’il avait appris dans les campagnes autour de l’estancia familiale de La Porteña. C’est devenu un classique de la littérature créole argentine.

Issu d’une famille argentine fortunée et cultivée, son père sera maire de Buenos Aires, son neveu dirigera la compagnie aérienne nationale, Ricardo Güiraldes a passé ses première années à Paris, au point que le français fut un temps sa première langue. Fréquentant les cercles littéraires, il revint plusieurs fois en France, il y mourut en 1927. Depuis La Porteña est devenu un musée du Gaucho et Segundo Ramírez possède aussi son propre musée en ville.

La place centrale, aux bordures de buis agréablement dessinées offre aussi de belles allées ombragées. On peut y observer l’habitude d’y marcher entre amis à la fin de la journée, sous les platanes. Au centre, une tribune facilite les évènements locaux.

Autour de la place, plusieurs cafés contribuent à l’atmosphère détendue du centre-ville.

La version actuelle de l’église paroissiale saint Antoine de Padoue date de la fin du 19ème siècle, faisant suite à plusieurs églises antérieures.

Toujours autour de la place principale, d’autres bâtiments sont destinés aux autorités municipales.

A partir de la place centrale, la ville s’organise selon un strict plan de rues rectilignes se croisant à angle droit. En marchant le long des rues, ces coins de rue deviennent répétitifs, mais toujours différents.

Les plus vieilles maisons datent du début du 18ème siècle. Les plus anciennes se reconnaissent à leur angle droit, elles furent construites avant qu’une loi d’urbanisme rende obligatoire l’angle coupé, ochava, de manière à faciliter la circulation aux intersections. La Casa del Cura Inglés en est un bon exemple. Malgré son nom, il n’y a pas eu de curé anglais, mais plus logiquement un prêtre irlandais, qui parlait anglais.

La ville est trop grande pour la marche à pied, mais suffisamment plate pour le vélo. On peut aussi remarquer le port du traditionnel béret par les hommes, alors qu’à Buenos Aires cela ne se fait plus.

Les portes argentines ont tendance à être hautes et étroites.

Et la vie s’écoule tranquillement, l’agitation moderne ne semble pas encore avoir touché San Antonio de Areco, comme toujours plongé dans le passé.

San Antonio de Areco est également connu pour son effort dans le maintien de la tradition des pulperias. Il s’agissait de commerces tenant à la fois du bistrot et de l’épicerie, du restaurant et de la salle de cabaret. Aujourd’hui la version destinée aux touristes tire davantage vers le restaurant de plats rustiques dans un décor d’épicerie ancienne.

Parmi les monuments conservés avec soin figure le Puente Viejo datant de 1857. Il était autrefois à péage, il permettait aux charriots de progresser vers le nord du pays au-delà du Rio Areco.

Le tourisme reste discret sans perturber le cours normal de la vie, avec aussi bien des visiteurs argentins attirés par la réputation de la ville, que des voyageurs étrangers se servant des nombreux petits hôtels de la ville pour visiter les environs, notamment les estancias pratiquant le dia de campo. Il s’agit d’une journée complète passée dans une estancia, incluant une promenade à cheval, un asedo et une démonstration de gauchos.

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San Antonio de Areco

A 110 kilomètres, 70 miles, au nord-ouest de Buenos Aires. Cette petite ville ancienne et prospère de 23.000 habitants est réputée pour avoir conservé les traditions rurales ancestrales et notamment celles des Gauchos, ces cowboys des plaines de la Pampa.

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7 commentaires

    • Thank you for your highlights. San Antonio de Areco is probably better known to Argentinians than to foreigners. There is nothing spectacular to see but the association with Argentinian culture and traditions make it an interesting place to explore within a short distance of Buenos Aires.

      Aimé par 1 personne

  1. J’ai entendu parler des gauchos et je sais qu’ils viennent de l’Argentine, mais je n’ai eu aucune idée ses origines sont à San Antonio de Areco. Les portes étroites sont jolies, mais j’espère qu’elles ne sont pas trop petites pour qu’on puisse y entrer. 😉 Merci bien pour la visite guidée « virtuelle »; ça m’inspire d’aller en Argentine un jour!

    J’aime

    • San Antonio de Areco est surtout connu des Argentins pour servir de cadre à la célébration des Gauchos. Mais leur origine est plus diffuse sur l’ensemble de la région, qui englobe d’ailleurs l’Uruguay. Là aussi les Gauchos véhiculent tout un folklore.

      Aimé par 1 personne

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