Galápagos : Puerto Ayora

(continue in English) – Dernière mise à jour : 14 janvier 2023

Bien que la capitale administrative des îles Galápagos soit installée sur l’île de San Cristobal, Puerto Ayora est la ville la plus développée des Galápagos. Non seulement elle dispose d’une position centrale dans l’archipel, mais surtout elle se trouve à proximité de l’aéroport principal, développé initialement comme une base militaire américaine. Se consacrant principalement à l’activité touristique, il y a plus de 12.000 habitants, sans compter otaries et pélicans qui prennent leur part dans la vie quotidienne.

Le marché aux poissons

Cette mixité entre animaux et humains est particulièrement évidente sur le marché aux poissons où otaries et pélicans aident à éliminer sainement tous les abats, sans jamais se permettre de prélever directement depuis l’étalage, pourtant bien tentant. C’est à Pelican Bay, qu’accostent les barques de pêche et c’est là que se tient le marché aux poissons.

La ville touristique

L’avenue Charles Darwin forme l’artère principale, longeant le bord de mer avec par moments des ouvertures directement vers le large. C’est par là que se concentrent les commerces destinés aux visiteurs, certains jouant la carte du luxe, la plupart se contentant d’une proposition plus ordinaire.

Il existe une bonne diversité d’hôtels, rendant possible de résider à terre et de choisir des excursions à la journée vers d’autres îles, plutôt que d’embarquer sur une croisière pour la totalité du séjour. Un autre avantage étant de pouvoir choisir les restaurants où manger.

La ville ordinaire

Un peu en retrait de la côte et s’étageant vers l’intérieur de l’île Santa Cruz, la population locale s’organise de son côté. Les habitations sont un peu moins pimpantes, le marché local ou les kiosques de restauration rapide voient cependant passer quelques touristes. Surtout le soir, lorsque les kiosques s’installent dans la rue dont la circulation est coupée, l’attrait de la cuisine locale attire plus de monde.

La Fondation Charles Darwin

De sa visite en 1835, Charles Darwin ramena de nombreux spécimens des différentes îles. C’est en constatant leurs légères différences qu’il élabora la théorie de l’évolution. Aujourd’hui le centre de recherche qui porte son nom s’efforce de valoriser les espèces endémiques, y compris par des programmes de réintroduction après élevage en captivité.

En raison de leur capacité à survivre un an sans nourriture, les tortues géantes furent souvent capturées au temps de la marine à voile afin d’assurer le ravitaillement en viande. Des 14 espèces identifiées à l’origine, seulement 10 subsistent de nos jours, souvent avec un faible nombre d’individus, ce qui les classe parmi les espèces en danger d’extinction. La Fondation Charles Darwin s’efforce d’augmenter le nombre de sujets par un élevage des plus jeunes. Ils sont ensuite réinsérer dans leur milieu d’origine afin de consolider les populations.

L’arrivée des chiens faillit être fatale à plusieurs espèces d’iguanes terrestres. Depuis, le Centre de Recherche tente de reconstituer des populations plus nombreuses. Outre les chiens, rats et chèvres furent aussi des espèces importées rivalisant avec la faune locale.

Les cactus font aussi l’objet d‘un programme de repeuplement afin de pérenniser les espèces endémiques. Il y a trois variétés de cactus Opuntia selon les îles.

Playa de la Estacion, sur le chemin menant à la Fondation Charles Darwin, se trouve une petite plage de sable bordée de rochers volcaniques.

Le môle

C’est dans la rade de Puerto Ayora, Academy Bay, que les bateaux de croisière attendent leurs passagers. Ils ne peuvent venir s’amarrer directement au môle, il faut donc prendre les water-taxis pour les rejoindre. Il y a toute la journée une forte animation sur l’eau, des navettes sont aussi organisées vers d’autres points de la côte et deux fois par jour, les vedettes rapides partent et arrivent de deux autres îles habitées, San Cristobal et Isabela.

Lorsque le soir tombe, le trafic des bateaux diminue mais le môle prend alors une autre allure et devient le dortoir des otaries. Indifférentes à l’engouement qu’elles suscitent, elles dorment paisiblement dans des positions variées faisant la joie des photographes. C’est cette proximité étonnante entre l’homme et les animaux que l’on retrouve à travers les îles Galápagos, c’est ce qui en fait une destination d’exception.

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2 commentaires

  1. Les Galápagos semblent être très colorées et surtout protectrices de leur faune et flore. 😀
    Juste une petite information concernant l’article, partie le môle, les mots écrits sur la photo (début de paragraphe) ne sont pas trop lisibles, du moins sur une tablette.

    Aimé par 1 personne

    • Je suis désolé pour le problème de lisibilité, j’ai essayé de le reproduire sans succès. Merci de l’avoir signalé.
      Sinon, c’est très juste de souligner l’effort de protection, surtout de la part des guides par exemple, toujours très attentifs.

      Aimé par 1 personne

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