Basilique Saint-Pierre

(continue in English) – Publié : 22 février 2022

Basilique Saint-Pierre, Vatican

Son immense coupole domine le paysage romain, la basilique Saint-Pierre constitue le cœur de la religion catholique, à la fois comme église du Pape et comme édifice le plus vaste du catholicisme. Elle se situe là où selon la tradition Saint Pierre fut martyrisé vers 65, sous l’empereur Néron, puis inhumé. L’autel central se trouve au-dessus de la tombe de celui qui fut le premier évêque de Rome et donc le prédécesseur de tous les papes.

Le chantier de la construction est lancé en 1505 par le pape Jules II, pendant 120 ans les plus grands artistes de la Renaissance italienne contribueront à en faire un monument grandiose. Le premier architecte fut Bramante, dont le plan initial fut maintes fois transformé.

La façade

La façade sur la place Saint-Pierre est l’œuvre de Carlo Maderno. Malgré ses grandes dimensions elle ne semble pas imposante grâce à ses proportions harmonieuses. Portes et fenêtres se complètent bien, mais rapportées à la taille humaine on se rend compte de leur gigantisme.

Le devant de la basilique parvient même à être plus large que la nef, les deux ouvertures des extrémités ouvrant sur les passages latéraux. On reproche à l’attique sa trop grande hauteur, dissimulant la vue du dôme depuis une partie de la place. La balustrade est rythmée des statues du Christ et des apôtres.

La nef

Conçus à l’origine sous la forme d’une croix grecque, sans nef, les plans de Bramante puis de Raphael évoluèrent, donnant toujours plus d’ampleur à la nef, jusqu’à aboutir à cette croix latine assumée et achevée par Carlo Maderno. Les piliers massifs soutiennent une voûte arrondie et abondamment décorée. Encore une fois, l’équilibre des proportions fait perdre le sens des dimensions, il faut comparer avec la taille des visiteurs pour s’en rendre compte.

La coupole

La coupole est le chef d’œuvre de Michel-Ange. Il fut appelé en 1547, déjà âgé de plus de soixante-dix ans, à la rescousse pour achever ce que les plans audacieux de Bramante puis de Raphael prévoyaient mais ne parvenaient pas à finaliser. Elle s’élève à plus de 130 mètres de hauteur pour un diamètre supérieur à 40 mètres, autant de dimensions jamais atteintes.

Le baldaquin

C’est en 1633, pendant le pontificat d’Urbain VIII, que Le Bernin fut chargé de concevoir cet impressionnant baldaquin qui ne connaissait pas de précédent. Face à l’immensité de la nef, il fallait concentrer l’attention vers le point central de la basilique, l’autel surmontant la tombe de Saint Pierre.

Pour réaliser les quatre colonnes torsadées en bronze, le pape ordonna de fondre les portes du Panthéon, datant d’avant l’ère chrétienne, ce qui lui fut très reproché. Atteignant 29 mètres de haut, l’ensemble pèse 60 tonnes.

La crypte

En partie dissimulé derrière une statue au pied d’un pilier, un escalier discret descend vers la crypte, avec une allure de passage secret. Plusieurs panneaux demandent de ne pas faire de photos, les croyant limités à l’endroit de leur présence je n’ai compris qu’ensuite que toute la crypte est concernée. Compte tenu de l’évolution des techniques et du geste naturel de prendre des photos, cette consigne ancienne sous prétexte de respect semble un peu surannée.

De nombreux papes ont choisi d’y être inhumés, ainsi que d’autres souverains. Si certains tombeaux possèdent de beaux gisants, la décoration des lieux reste sobre comparée à la magnificence de la basilique.

Les œuvres d’art

De retour dans la nef, il est tentant de refaire le tour en portant son attention sur les nombreuses sculptures monumentales décorant les murs. Curieusement il y a peu de tableaux, ce sont surtout les marbres qui impressionnent.

Le plus précieux, protégé par une vitre de sécurité, la Pietà de Michel-Ange date de 1499. Cette œuvre connut de nombreuses reprises de la part d’artistes postérieurs. Le Bernin poursuivit aussi son œuvre en aménageant la chapelle de l’abside en arrière du chœur.

Pour être informé des prochains articles, inscrivez-vous ici (c’est gratuit).


Articles sur l’Europe du Sud

Pour être informé des prochains articles, inscrivez-vous ici (c’est gratuit!).

10 commentaires

  1. J’ai visité la basilique Saint-Pierre deux fois, en 2006 et en 2017. C’est une basilique très impressionante qui moi, je ne suis pas réligieuse, mais je la respecte énormément. La Pietà est une oeuvre très fascinante: j’ai appris que cette statue a des controverses, car elle illustre Marie très jeune, mais Jésus-Christ est un adulte…c’est un peu bizarre, mais c’est captivant quand même!

    Aimé par 1 personne

    • C’est vrai que les dimensions sont impressionnantes, de même que la richesse de la décoration. Il semble que Michel-Ange a volontairement présenté la Vierge avec un visage très jeune, en hommage à la vie exemplaire qu’elle mena.

      Aimé par 1 personne

    • Je comprends. Après être passé des années près de Notre-Dame de Paris, j’y suis finalement entré par hasard pour la première fois un jour du mois d’avril 2019 lors d’un voyage de travail à Paris. Dans la semaine suivante la cathédrale brulait.

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s