Phares de l’Ile du Prince Edouard

(continue in English) – Publié : 30 juillet 2022

West Point, Ile du Prince Edouard, Canada
Ile du Prince Edouard, Canada

Les phares suscitent généralement un sentiment favorable. Est-ce qu’associés aux côtes ils mobilisent des souvenirs de vacances. Est-ce parce qu’ils se tiennent à la limite des terres, au-delà commence l’inconnu, l’aventure, le rêve.

Avec plus de 1100 kilomètres de côte, l’Ile du Price Edouard au Canada compte plus de 60 phares, cela dit quelque chose de la traitrise de son approche. Mais les moyens modernes ont supprimé leurs gardiens et réduisent le nombre en activité.

Comme souvent le tourisme vient au secours de ce qui pourrait tomber dans l’oubli. Les phares deviennent musées, certains sont convertis en logement de vacances. On peut ainsi se glisser dans la vie d’un gardien de phare, activité disparue qui disposait d’un certain prestige.

Point Prim, 1845

Le phare de Point Prime fut allumé pour la première fois en 1845, c’est le plus ancien phare de l’Ile du Prince Edouard et l’un des deux seuls en forme de tour de briques au Canada. Les briques sont ensuite recouvertes de bardeaux de bois pour leur protection.

On découvrira vite que construire en bois est plus économique même si les aléas sont plus nombreux. Progressivement la forme en pyramide deviendra dominante. Le phare a été automatisé en 1969.

Le phare est ouvert à la visite pendant l’été, il est possible de monter au sommet et de faire le tour de la galerie suspendue.

Point Prime
Blockhouse Point

Blockhouse Point, 1851

Le phare de Blockhouse Point se trouve à l’entrée de la rade de Charlottetown. Il fut installé en 1851 et automatisé en 1962. Le phare lui-même est inclus dans une habitation de deux étages destinée au gardien et à sa famille.

A proximité se trouvait Port-la-Joye, éphémère capitale acadienne de ce qui s’appelait alors l’Ile Saint-Jean.

Cap Egmont, 1864

Le phare en forme de pyramide carrée au Cap Egmont fut édifié en 1864. En raison d’une forte érosion, il a récemment été éloigné du bord de la falaise. L’automatisation en 1958 a entrainé la destruction des bâtiments annexes comme la maison du gardien, désormais sans occupant. Le phare est toujours actif.

Cap Egmont
North Cap

North Cape, 1865

Comme son nom l’indique, le phare se trouve à l’extrémité nord de l’île, tourné vers l’embouchure du Saint-Laurent. C’est aussi l’endroit le plus venteux ce qui entraine des contraintes quant aux capacités de résister aux fortes bourrasques. C’est aussi un lieu où l’érosion du sol a entrainé le déplacement de l’installation.

Le phare est toujours en opération, automatisé en 1967, le gardien a été supprimé à cette époque.

West Point, 1875

A l’extrême sud-ouest de l’île, le phare de West Point est le plus élevé de l’Ile du Prince Edouard avec 20 mètres. Il fut construit en 1875 et manœuvré manuellement jusqu’en 1963. Le phare fonctionne toujours.

C’est un autre phare visitable, en arrière d’une belle plage de sable rouge. Il est possible de monter au sommet et d’admirer le paysage vers le continent au-delà du détroit de Northumberland.

Une auberge est installée au pied du phare, permettant de séjourner dans ce lieu attrayant.

West Point
North Rustico Harbour

North Rustico Harbour Light, 1876

Le phare construit en 1876 sur la côte nord de l’île est principalement destiné aux pêcheurs locaux. Son fonctionnement a été automatisé en 1960 et il continue à être utilisé.

Le phare et la maison du gardien forment un ensemble.

Wood Islands, 1876

Ce phare fait partie d’une série de constructions lancées après l’entrée de l’Ile du Prince Edouard dans la Confédération canadienne en 1873. Cela tenait à la fois de l’harmonisation des normes sous l’administration fédérale et aux investissements pour remercier de la confiance accordée.

Le phare se tient sur la bande de terre protégeant les opérations du ferry avec la Nouvelle-Ecosse. Ce fut l’un des derniers à être occupé car il ne fut automatisé qu’en 1989. C’est aujourd’hui un musée assez complet sur la vie des gardiens, 11 pièces sont équipées selon l’époque, permettant de mieux se représenter leur existence.

Wood Islands
Leards

Leards, 1879

Situé à Victoria, il s’agissait de l’un des six phares assurant la sécurité de la navigation à l’approche du havre. Toujours en opération, le phare est aussi ouvert au public.

Souris, 1880

Le phare de Souris fut créé en 1880, il surveille le mouvement des ferries communiquant avec les Iles de La Madeleine au Québec. Ce fut le dernier phare de l’Ile du Prince Edouard à être manœuvré manuellement, le dernier gardien ne le quitta qu’en 1991.

Souris
Cape Bear

Cape Bear, 1881

Le phare de Cape Bear existe depuis 1881. Une station Marconi y fut ajoutée en 1905, ce fut l’une des premières à recevoir les appels de détresse du Titanic en 1912. L’intérieur peut être visité pendant l’été.

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8 commentaires

  1. Ce qui m’étonne, c’est l’abondance des phares partout au Canada! Mais aussi, c’est pas surprenant, car le pays a des frontières océaniques, évidemment…Néanmoins, les phares sont jolis, avec des jolies vues panoramiques pour admirer n’importe quelle saison quand on les visite!

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